Nouveau blog !

Comme promis, avec une (petite) semaine de retard, vous pouvez retrouver le blog à cette adresse : http://www.book-and-geek.fr

Le blog reprend des couleurs et de la vie !! Encore quelques modifs à faire, mais c’est reparti !!

J’attends impatiemment de vous retrouver !

Des nouvelles !!

Bonjour tout le monde !!

Comme vous avez pu le remarquer le blog est un peu en friche en ce moment … Pas que je n’ai plus l’envie de blogguer (loin de là) mais plutot que je n’en ai plus le temps. Je viens en effet de trouver un nouveau job dans lequel je m’investis énormément.

Cependant, je ne compte pas vous laisser à l’abandon mes chers amis. Pendant mes rares heures de temps libre je bosse sur une nouvelle version du blog, avec une VRAIE adresse et un vrai nom de domaine, un joli design et puis une navigation facilitée. Je m’efforce de tout mener à bien pour mettre tout cela en ligne dès la semaine prochaine

Notez donc que vous me retrouverez de nouveau sur le web dès la semaine prochaine avec une nouvelle adresse. Je vous la communiquerai un peu plus tard, faisons durer le suspens !

Voilà pour les nouvelles !!!

A bientôt en tous cas pour de nouvelles aventures !!

Amandine

« Docteur à tuer » de Josh Bazell : un livre … à mourir.

Comme je vous l’avais dit dans un précédent post, j’ai reçu d’une agence le livre « Docteur à tuer » de Josh Bazell. L’agence avait d’ailleurs mis en place un très joli plan marketing avec trailer et tout le toutim, pour vendre le livre. Côté marketing, c’était nikel. Bossant dans la com, je peux vous dire que j’ai vraiment été conquise par cette approche du livre, qui rend la littérature moins austère et peut-être aussi plus abordable pour certains réfractaires.

Voilà donc l’étape suivante : mais dites-moi, mademoiselle, qu’avez-vous pensé de ce livre, après une lecture approfondie et plein de marques pages ? Je dois avouer que je ne suis pas très polar (vous l’avez sans doute remarqué) et je cherchais un livre qui me réconcilierait avec le genre et qui me ferait voguer vers de noires contrées. Eh bien, pour info, ce ne sera pas Docteur à tuer.

C’est là que l’on voit toute la puissance du marketing. Un plan com super bien ficelé qui ne présageait que du bon pour ce bouquin et pourtant, l’action, l’histoire et mêmes les persos retombent comme des soufflés.

Je m’explique.

Sur la quatrième de couverture on nous présente le roman comme un savant mélange explosif entre Dr House et les Soprano (pour le côté hôpital et mafia, le côté irrévérencieux du Dr House en moins, cela dit). Effectivement, on retrouve bien là deux éléments centraux du livre (même s’il me semble qu’un médecin névrosé et drug addict en personnage principal ne soit pas très original. Oui, j’ai pensé à la même chose quand j’ai regardé les premiers épisodes de Nurse Jacky). Peter Brown, ex tueur à gage de la mafia, élevé par des grands parents juifs rescapés d’Auschwitz, trouve sa rédemption dans l’exercice de la médecine, jusqu’à ce qu’un ancien du « gang » vienne à l’hôpital pour se faire soigner. Et là c’est le drame.

Oui, le drame.

Le drame parce que l’histoire avait bien commencé. On s’attache à Peter Brown, à cette enfance malmenée, à cette famille éclatée. On s’attache à son franc parler et à ses addictions, à ses coups de gueule. Josh Bazell a quand même une très bonne idée de mêler présent et passé : on découvre la jeunesse de Peter Brown, ses amours, ses amis, ses emmerdes aussi (et surtout). Bref, jusque là tout va bien.

Lorsque l’action s’emballe (en gros, quand Brown découvre qu’un des patients est un ancien de la mafia), on reste sur le bord de la route. On suit le tout, sans jamais être vraiment happé par l’histoire. Au final, la vie passée de Brown m’a semblé plus intéressante que ses problèmes actuels. Plus d’action, plus de romance, plus de synergies entre les personnages (notamment cette histoire d’amitié entre lui et Skinflick, qui aurait vraiment mérité d’être plus détaillée).

C’est bien dommage car, vraiment, le roman commençait très bien mais la seconde partie retombe comme un soufflé. Et je ne vous parle pas de la fin que j’ai trouvé complètement absurde et invraisemblable, que ce soit dans le déroulement de l’action et les interactions entre les personnages. Je ne m’attarderai pas non plus sur l’action finale qui m’a fait plus rire qu’autre chose.

Voilà, un avis assez tranché. J’aurai aimé, je le reconnais, avoir un avis plus mitigé sur cet ouvrage. Et ce, pour plusieurs raisons :

– j’aimais l’ambiance qui avait été créée en début de roman

– le jeune Peter Brown est vraiment un personnage attachant

– faire cohabiter hôpital, tueurs à gages et mafia était vraiment prometteur.

Malheureusement, le style de Bazell, même s’il est dynamique et au final se prête bien à l’action, ne m’a pas plu. Je vous entends au loin me dire « oui, mais c’est un traduction, il n’y a pas la patte « Bazell ». ». Je vous l’accorde, Messieurs, Dames, et c’est pour cela que je m’étalerai pas plus longtemps sur cette lourdeur stylistique.

Je suis juste déçue par une action qui démarre sur les chapeaux de roue mais qui rapidement s’essouffle et laisse son lecteur sur le bord du chemin.

MAIS (car j’aime nuancer mes propos), je vous recommande quand même de lire ce livre, ne serait-ce que pour l’histoire de la jeunesse de Brown, qui à elle seule vaut bien de subir quelque peu le style de Bazell et une histoire mollassonne sur la fin.

Qu’est-ce que la poésie ?

Vaste question qui me taraude depuis quelques jours. Évidemment, il semble impossible de répondre précisément. Une réponse trop marquée serait de toutes façons incomplète. La poésie se référant aux émotions, aux sentiments, elle ne peut avoir de définition universelle.

Si l’on se réfère à l’étymologie, « poésie » vient du grec « poieien » qui signifie « créer ». Nous avons là une jolie étymologie, qui fait du poète un créateur, un inventeur.

La poésie est considérée comme un art : l’art d’exprimer ses sentiments, l’art de manier les mots, l’art de leur donner un sens, de créer des formes grammaticales. La poésie, dans l’acceptation populaire, a une forme bien à elle et comporte généralement des rimes.

Mais de nombreux auteurs ont décidé de se jouer de ses codes pour donner à la poésie, une dimension visuelle, en plus d’une dimension sonore. Oubliés le quatrain, oubliés l’alexandrin ! Bonjour au calligramme. Même si le calligramme a été réinventé par Apollinaire, de nombreux auteurs avant lui, notamment Rabelais, se sont emparés de ce moyen d’expression.

Moderne, différente (transgressive peut être ?) cette représentation poétique tranche avec le classicisme de la poésie de l’époque.

On voit donc là que chacun a sa propre conception de la poésie, nous l’avons vu à de nombreuses reprises sur ce blog. De la poésie extrêmement classique à la poésie plus contemporaine, de la poésie lyrique à une poésie engagée et dénonciatrice, la poésie est ce que chacun d’entre nous en fait.

Pour conclure, je vais laisser les derniers à Mr de Musset, qui à travers son poème « Impromptu« , répondait à la question : qu’est-ce que la poésie ?

Chasser tout souvenir et fixer la pensée,
Sur un bel axe d’or la tenir balancée,
Incertaine, inquiète, immobile pourtant;
Eterniser peut-être un rêve d’un instant;
Aimer le vrai, le beau, chercher leur harmonie;
Ecouter dans son cœur l’écho de son génie ;
Chanter, rire, pleurer, seul, sans but, au hasard ;
D’un sourire, d’un mot, d’un soupire, d’un regard
Faire un travail exquis, plein de crainte et de charme,

Faire une perle d’une larme :

Du poète ici-bas voilà la passion,
Voilà son bien, sa vie et son ambition.

« Le Présage » – Marceline Desbordes Valmore

Qui ?

Marceline Desbordes Valmore est une grande poétesse du 19e siècle, précurseur du romantisme.

Tour à tour, actrice (elle a joué dans le Barbier de Séville), auteur de théâtre et poétesse, elle a enchanté le 19e siècle et de nombreux grands artistes lui rendent hommage. Balzac, Verlaine, Baudelaire et bien d’autres ne tarissent pas déloge à son sujet.

Issue d’une famille ruinée par la révolution, Marceline est emmenée dès 1802 à la Guadeloupe par sa mère, ou celle-ci meurt quelques mois plus tard. De retour à Paris, elle est engagée dans une troupe de théâtre et se fait ainsi connaître. Marceline aura 4 enfants (le premier d’une liaison avec un acteur, les trois autres issus de son mariage avec un acteur, Prosper Lanchantin, dit Valmore). Malheureusement un seul de ses enfants, Hypolyte, issu de son mariage avec Valmore, lui survivra. Sa fille, Ondine, fut elle aussi une poétesse et écrivit de nombreux poèmes, jusqu’à sa mort, à 31 ans.

Très aimée de son vivant, publiant irrégulièrement, Marceline reçoit une pension royale de la part de Louis-Philippe et de nombreuses distinctions.

Quoi ?

« Le présage » est tiré de son recueil, Elégies et poésies nouvelles, paru en 1819.

Oui, je vais le revoir, je le sens, j’en suis sûre !
Mon front brûle et rougit ; un charme est das mes pleurs;
Je veux parler, j’écoute et j’attends … doux augure !
L’air est chargé d’espoir … il revient … je le jure …

Me voici sur la route, et j’ai fui ma fenêtre.
Trop de fleurs l’ombrageaient … Quoi ! c’est encor l’été ?
Quoi ? les champs sont en fleurs ? Le monde est habité ?
Hier c’est donc lui seul qui manquait à mon être ?
Hier, pas un rayon n’éclairait mon ennui;
Dieu ! … l’été, la lumière et le ciel, c’est donc lui !

Oui, ma vie ! oui, tout rit à deux âmes fidèles.
Tu viens : l’été, l’amour, le ciel, tout  est à moi,
Et je sens qu’il m’éclôt des ailes
Pour m’élancer vers toi.

« Pays de nuit » – Janane-Jassim Hillawi

De nombreux écrits ont été publiés sur les guerres de Saddam Hussein, mais la majorité d’entre eux étaient des commandes du gouvernement. Hillawi nous propose ici un récit qui met en scène le jeune Abdallah, étudiant de Bassora, qui se retrouve envoyé au front lors d’une guerre qui ne le concerne pas.

Abdallah est appelé sous les drapeaux, après avoir essayé de se faire réformer. Rapidement, pour d’obscures raisons, il est jeté en prison et assiste à des séances de torture. En parallèle, il se lie d’amitié avec d’autres jeunes gens et tente de s’échapper. Rattrapé par les milices, il est envoyé au front, à peine formé et est blessé. Il parvient à obtenir de faux papiers pour rentrer à Bassora. Là, il vit dans les décombres d’une ville dévastée par les bombes iraniennes.

« Pays de Nuit » a été publié en 2002, soit environ quinze ans après la fin des derniers combats. Ce livre est une histoire forte d’un jeune homme, dépassé par les évènements, qui se retrouve à combattre des ennemis qu’il ne connait pas. Hillawi écrit ici sur l’absurdité d’une guerre, voulue par un gouvernement sourd. Plus qu’une critique de la guerre (oui, la guerre c’est mal !), Hillawi plonge au cœur des sentiments d’un jeune homme, amoureux mais respectueux des traditions et de  ses parents, qui finit par s’engager à contre cœur, pour faire plaisir à son père.

Laissant ses parents à Bassora, sous les bombes, Abdallah découvre la vie et la discipline militaires, les camps, les brimades, la prison, les tortures. Bassora, même si la ville est dévastée, reste pour lui un échappatoire. Le moyen de retrouver une vie « normale » auprès de sa famille. La ville de Bassora est ici un personnage à part entière : elle est la représentation du peuple irakien. Bombardée, affamée, abandonnée, Bassora meurt peu à peu. Véritable allégorie de la souffrance du peuple irakien, la ville étouffe sous les bombes iraniennes.

Même si le livre est écrit par un Irakien, il n’est pas à charge contre l’Iran. En décrivant la souffrance d’un peuple et l’absurdité d’une guerre, Hillawi nous offre ici un récit poignant et puissant sur l’universalité de la souffrance.

« O mon amour il n’est rien que nous aimons » – Georges Schéhadé

Qui ?

Georges Schéhadé est un auteur libanais. Issu d’une famille bourgeoise, il suit des études de droit et entre au ministère de la justice.

Il écrit de nombreuses pièces de théâtre et est considéré comme un des précurseurs du nouveau théâtre avec Ionesco ou Beckett. Sa pièce, L’Histoire de Vasco, fut un succès dans le monde entier.

Son oeuvre poétique a rapidement été reconnue et défendue par de très nombreux auteurs comme Paul Eluard, André Breton etc.

En 1986, il obtient le Grand prix de la francophonie décerné par l’Académie Française.

Quoi ?

O mon amour il n’est rien que nous aimons
Qui ne fuie comme l’ombre
Comme ces terres lointaines où l’on perd son nom
Il n’est rien qui nous retienne
Comme cette pente de cyprès où sommeillent
Des enfants de fer bleus et morts

Salon du Livre 2010.

Comme vous le savez peut être, le Salon du Livre 2010 nous ouvre ses portes la semaine prochaine, du 26 au 31 mars, Porte de Versailles. Je compte m’y rendre pour plusieurs raisons découvrir de nouveaux auteurs, échanger avec des auteurs et sûrement assister à quelques unes de conférences proposées.

Cette année, le Salon du Livre fête ses 30 ans et voit les choses en grand. Un pavillon de 1 000m² accueillera les 90 auteurs français et étrangers invités d’honneur (parmi eux Umberto Eco, Andreï Kourkov dont le livre Le pingouin a été chroniqué ici il y a peu, Amélie Nothomb, Salman Rushdie, Frédéric Beigbeder, Yves Bonnefoy dont j’ai parlé ici aussi, Emmanuel Carrère, Jean d’Ormesson, Marie Ndiaye qui a reçu le prix goncourt 2009, Alain Finkielkraut, Joann Sfar, Eric-Emmanuel Schmitt et bien d’autres encore). Cet espace sera dédié au théâtre afin d’échanger avec tous ces auteurs, des séances de lecture seront aussi organisées et des bornes multimedia permettront de découvrir les ouvrages des différents écrivains.

De nombreuses conférences sont organisées sur les 5 jours que dure le Salon. Beaucoup m’intéressent, je vous dresse ici une liste non exhaustive, susceptible d’évoluer :

Vendredi 26 Mars

Musique : Ce que le rock nous dit. 11h30 – 12h30. « Lydie Salvayre est montée sur scène avec des musiciens de jazz et des rockeurs de Noir Désir. Quelles convergences associent une romancière à des musiciens ? Arno Bertina a écrit sur le rock, comme si cette mythologie moderne était aujourd’hui incontournable pour qui écrit. »

Rencontre entre Mr. Seslavinsky et Mr. Gerat. 12h – 13h. « Mr. Seslavinsky – Head of the Federal Ministry for Press and Mass Communications of the Russian Federation et Mr. Gerat, traducteur et critique littéraire français. »

Rencontre avec Edouard Glissant. 14h – 15h. « À l’occasion de la sortie de « La Terre, le feu, l’eau et les vents, une Anthologie de la poésie du Tout-monde », Edouard Glissant nous ouvre les portes de sa bibliothèque, lors d’une discussion avec son ami Edwy Plenel« 

Samedi 27 Mars

L’influence de la religion dans l’écriture. 12h30 – 13h30. « Qu’on le veuille ou non, que nous soyons croyants ou athées, nous sommes tous le produit de sociétés profondément marquées par la religion, quelle qu’elle soit. Comment cet héritage religieux influe sur notre société, sur nos vies et sur la littérature ? »

Dimanche 28 Mars

Quand le livre vient au secours de la presse. 11h – 12h. Intervenants : Guy Birenbaum, Véronique Mougin, Olivier Galzi, Philippe Robinet, Emmanuelle Fillion, G. Kirikkannat Migé.

Mardi 30 Mars

Les chemins de l’enfer. 12h – 13h. « La Seconde Guerre mondiale n’est pas arrivée par hasard, elle est le fruit d’une longue et inquiétante dérive vers l’horreur. À travers la fiction, les écrivains ont déchiffré les méandres de l’âme humaine, nous donnant ainsi un début de piste pour tenter de saisir l’incompréhensible… »

Dédicaces (qui m’intéressent !)

Andreï Kourkov dédicacera son nouveau livre « Laitier de nuit »  du 26 au 30 mars.

Si jamais certains d’entre vous s’y rendent, n’hésitez pas à m’en faire part en com ou par mail, et nous pourrons peut etre organiser une rencontre entre les différents lecteurs de ce blog et échanger IRL !

Pour plus d’infos, vous pouvez bien sur vous rendre sur le site du salon, à cette adresse:

« Le temps a laissé son manteau » – Charles d’Orléans

Qui ?

Charles Ier d’Orléans est un prince français du XVe siècle. Il est surtout connu pour son œuvre poétique, majoritairement rédigée en exil.

Il grandit dans un climat tendu, qui oppose son père à Jean Sans Peur et qui s’achève par la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. A la mort de ses parents, il hérite du duché d’Orléans et de terres en Lombardie.

Lors de la bataille d’Azincourt, il est dans le camp opposé au roi Henri V et est fait prisonnier par les Anglais. Il ne peut être libéré qu’après paiement d’une caution mais, toute sa famille a été tuée et personne ne peut payer sa rançon. Il est gardé en captivité pendant 25 ans. Son duché d’Orléans est alors sans défense et assiégé par les Anglais : il sera libéré par Jeanne d’Arc.

Grâce à la dot de sa nouvelle épouse, il est libéré en 1440. Il récupère ses duchés. Il meurt quelques années plus tard, après la naissance de sa dernière fille.

Quoi ?

Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie
Et s’est vêtu de broderie,
De soleil luisant, clair et beau.

Il n’y a bête ni oiseau,
Qu’en son jargon ne chante ou crie:
« Le temps a laissé son manteau! »
De vent, de froidure et de pluie

Rivière, fontaine et ruisseau
Portent en livrée jolie,
Gouttes d’argent, d’orfèvrerie,
Chacun s’habille de nouveau
Le temps a laissé son manteau.

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