Archive for Uncategorized

« O mon amour il n’est rien que nous aimons » – Georges Schéhadé

Qui ?

Georges Schéhadé est un auteur libanais. Issu d’une famille bourgeoise, il suit des études de droit et entre au ministère de la justice.

Il écrit de nombreuses pièces de théâtre et est considéré comme un des précurseurs du nouveau théâtre avec Ionesco ou Beckett. Sa pièce, L’Histoire de Vasco, fut un succès dans le monde entier.

Son oeuvre poétique a rapidement été reconnue et défendue par de très nombreux auteurs comme Paul Eluard, André Breton etc.

En 1986, il obtient le Grand prix de la francophonie décerné par l’Académie Française.

Quoi ?

O mon amour il n’est rien que nous aimons
Qui ne fuie comme l’ombre
Comme ces terres lointaines où l’on perd son nom
Il n’est rien qui nous retienne
Comme cette pente de cyprès où sommeillent
Des enfants de fer bleus et morts

Publicités

Page Fan Facebook !

Le blog devient « in » ! Vous pouvez maintenant suivre les nouvelles parutions grâce à la page Fan sur Facebook et vous tenir au courant de toutes les nouveautés qui vont arriver par ici !!

http://www.facebook.com/?ref=logo#!/pages/Le-blog-litterature-et-poesie/371300613212?ref=ts

« La complainte de Rutebeuf » – Rutebeuf

Qui ?

Rutebeuf est sans doute un jongleur français du XIIIe siècle avec une formation de clerc ayant vécu en Champagne.

Il écrit une oeuvre très diversifiée qui va du théâtre au poème satirique en passant par les hagiographies. Il fut l’un des premiers à s’exprimer sur la misère et les difficultés de la vie.

Rutebeuf a inspiré de nombreux auteurs contemporains, notamment Leo Ferré, qui mit en musique une compilation de ses plus beaux poèmes.

Quoi ?

« La complainte de Rutebeuf » est issu du recueil Poèmes de l’infortune.

Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L’amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Avec le temps qu’arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n’aille à terre
Avec pauvreté qui m’atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d’hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L’amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m’était à venir
M’est advenu

Pauvre sens et pauvre mémoire
M’a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m’évente
L’amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Et voici la mise en musique de Léo Ferré.